Mis en avant

Avant-propos

Comment est né le blog « Take Care Of You » ?

Bienvenue sur le blog « Take Care Of You » !

Je vous propose une petite présentation personnelle, qui vous permettra d’en savoir un peu plus sur la mystérieuse rédactrice qui se cache derrière les différents articles de ce blog.

Je m’appelle May (c’est un surnom) et j’ai 24 ans. Je suis artiste professionnelle dans le milieu de la comédie musicale, chanteuse, danseuse et comédienne. Mon métier et ma vie personnelle m’ont amenée à très vite m’intéresser aux problématiques de l’être humain et de sa psychologie. Depuis plusieurs années, je suis donc passionnée de développement personnel et de spiritualité, une passion à laquelle je m’adonne en majorité à travers la lecture de nombreux ouvrages. Je suis également de très près le travail de professionnels (coachs, auteurs-conférenciers, psychothérapeutes…), sur des thématiques comme l’évolution et l’épanouissement personnels, la gestion des relations, la psychologie positive, la confiance/l’estime de soi et la loi d’attraction.

J’ai décidé de créer ce blog après avoir traversé successivement trois épreuves difficiles en l’espace de six mois : le décès de ma grand-mère, un burn-out et une rupture amoureuse. Bien qu’ayant été accompagnée et suivi une thérapie durant cette période, je me sentais totalement perdue, sans repère, et j’avais besoin de comprendre ce qu’il m’arrivait.

Ce fut alors comme une renaissance. Pour la première fois de toute ma vie, j’ai véritablement pris la décision de m’occuper de moi, de prendre soin de moi. C’est ce qui m’a inspiré le nom de ce blog, « Take Care Of You ». J’ai en effet compris qu’il était primordial de prendre mon bien-être moral et physique à coeur, et que désormais, je ne voulais plus être « parfaite » mais « heureuse ». Et je me suis alors sentie immédiatement heureuse. Cette décision, je le sentais, venait de me donner un nouveau souffle, me permettait de commencer une nouvelle histoire avec moi-même.

Cette histoire a commencé par une reconstruction émotionnelle. J’ai appris à écouter et laisser s’exprimer mes émotions, ce qui fut extrêmement libérateur. J’ai ensuite appris à comprendre ce qu’elles voulaient me dire, quel message elles venaient me délivrer. Je me suis également posée devant un papier et un stylo pour faire le bilan, analyser ma situation dans tous ses aspects, en notant mes peurs, mes croyances mais aussi mes objectifs et projets de vie. Cela m’a permis d’avoir une vision plus claire, moins obstruée de mon chemin, celui que j’avais déjà parcouru mais aussi celui que j’avais envie d’emprunter à présent. Enfin, j’ai repris confiance en moi en me reconnectant à mon essence, à qui je suis profondément. Je me sens désormais plus forte, plus « outillée » et plus sereine face à la grande, palpitante et complexe aventure qu’est la vie.

J’ai alors voulu à mon tour transmettre les clés qui m’avaient aidée à avancer, en créant un blog où je recenserai des articles-témoignages ainsi que des conseils et astuces à suivre. J’espère que ce blog vous plaira et qu’il vous aidera à prendre soin de vous. En attendant d’échanger avec vous, je vous souhaite une bonne lecture !

A très bientôt,

May

Je me relève après l’échec, j’avance malgré le doute !

Je suis du genre à beaucoup douter. De moi, et donc aussi des autres, voire de la vie en général. Je parle ici d’un doute qui se rapproche de l’angoisse, de manière plus ou moins importante selon les événements. J’ai souvent peur de ne jamais obtenir ce que je veux profondément, de ne pas voir se réaliser mes rêves. Pourtant, lorsque je crois très fort en quelque chose et que je me donne les moyens d’y arriver, j’arrive à connaître du succès dans mes entreprises, quel qu’en soit le domaine. Mais de nombreuses fois, et même dans les cas où il n’y a pas nécessairement un échec, je doute. Je me mets à avoir peur, déraisonnablement et à imaginer les pires scénarios : je perds tout ce que j’ai, j’échoue littéralement, je vis le plus noir des cauchemars, je suis rejetée, humiliée, blessée, abandonnée. Alors fatalement, lorsque quelque chose qui me tient à coeur ne tourne pas comme je l’aurais souhaité, le doute est plus que jamais présent en moi.

Pourquoi cela n’a pas fonctionné, pourquoi n’ai-je pas réussi ? Est-ce entièrement de ma faute ? Est-ce que j’ai un problème ? Vais-je connaître toute ma vie l’échec dans ce domaine-là ? Est-ce que les autres sont mieux que moi, plus à même de réussir, mieux armés que moi ? Dois-je dire adieu à ce dont je rêve et tirer un trait sur tout ce que je désire ? Je me pose mille et une questions qui ne font qu’accroitre le doute que je ressens vis-à-vis de moi-même, de mes capacités, voire de mon être. Je sais que tout cela est assez extrême et que bien souvent, ça ne m’aide pas à rebondir.

Alors, en grandissant, en lisant et en me documentant, j’ai appris de nombreuses choses sur le développement personnel, la psychologie, les relations et sur le rapport qu’on entretient avec soi. Je me suis rendue compte que mon envie de vivre et de réussir était bien trop forte pour me laisser abattre par l’échec, malgré la tentation de le faire lorsqu’on n’a pas du tout le moral. Effectivement, c’était tentant pour moi de regarder indéfiniment le film de tout ce qui n’avait pas marché, et de me poser encore et encore mille et une questions. C’était tentant d’imaginer des réalités alternatives en se disant que peut-être, si j’avais agi ou parlé différemment, si certains paramètres avaient été différents, les choses auraient pu tourner en ma faveur. C’était tentant de me projeter dans un futur alternatif dans lequel je prendrais ma revanche et où tout ce qui m’avait été « refusé » se produirait enfin comme par magie. Mais force a été de constater que toutes ces réactions-là, bien que naturelles lorsqu’on tombe de haut suite à une lourde déception, n’aident pas à se sentir mieux et à avancer.

J’ai donc pris le taureau par les cornes (j’aime particulièrement cette expression qui met à l’honneur mon signe astrologique !). J’ai tant bien que mal essayé d’accepter des situations extrêmement désagréables, qui me faisaient terriblement mal. J’ai pris du temps pour moi, en faisant ce que j’aimais, ce qui me détendais, en me faisant plaisir. J’ai essayé de me changer les idées en bougeant, en allant voir des amis, en sortant, en faisant des activités agréables. J’ai appris petit à petit à m’aimer vraiment, à me le dire, à me complimenter, à m’encourager, à me donner de la compassion et à être bienveillante envers moi-même. Et, chemin faisant, malgré la douleur et la peine, je me sentais heureuse car j’avais enfin trouvé un alignement intérieur.

Est-ce que je ne ressens plus de souffrance ? Bien sûr que si. Lorsqu’on est profondément blessé, les plaies ne se referment pas comme ça. Et malgré les sourires, les bons moments, la compagnie des uns et des autres, il arrive qu’on se sente malgré tout triste, en colère, minable et vide. Il m’arrive encore de me demander si j’arrive vraiment à aller de l’avant, si je ne me voile pas plutôt la face, en essayant de fuir la douleur. Mais pourtant, je l’écoute, ma douleur, et je la laisse s’exprimer. J’ai atteint un stade où je n’avais jamais autant pleuré avant, où je ne m’étais jamais sentie aussi abîmée, probablement parce que l’échec récent que j’ai connu a été l’un des plus gros coups durs de toute ma vie. 

Il y a des choses qu’on ne choisit pas, des événements qui bouleversent nos plans, des échecs qui ne dépendent pas (que) de nous. Par contre, suite à tout cela, j’ai compris que j’avais le choix d’agir, ou de mourir. J’utilise volontairement ce mot très fort car c’est comme cela que je perçois les choses. Si je me laisse détruire et engloutir par ce qu’il m’est arrivé de négatif, que j’en sois responsable ou pas, je ne remonterai pas la pente, ou alors de plus en plus difficilement. Si au contraire j’essaie de m’en sortir et de poser des pas jour après jour vers ma reconstruction, là je sais que j’y arriverai. Même si ce sera long. Mais ce n’est pas parce que cela prendra du temps que ça ne finira pas par aller mieux.

Aujourd’hui, dans mon quotidien, je connais des hauts et des bas. Des hauts qui réchauffent le coeur, et des bas très très bas. Je n’ai aucunement la prétention de dire que tout va bien et que rien ne m’atteint plus. J’ai justement encore du mal à parler de ce qui me fait mal, même à des gens de confiance, parce que je prends alors conscience de toute la vulnérabilité que ces choses-là me font ressentir. Au contraire, j’essaie de rester positive et de montrer que je vais de l’avant. Mais ça ne veut pas dire qu’intérieurement je nie quoi que ce soit. Je devrais d’ailleurs apprendre à plus extérioriser ce que je ressens, à en parler et à ne pas le vivre seule. Ce sera certainement la prochaine étape. Mais ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que je ne joue plus contre moi, mais avec moi. Je ne vois plus mes erreurs et mes échecs comme des punitions, mais comme des opportunités de faire mieux, de grandir et d’aller encore plus loin. En me donnant les moyens d’aller de l’avant, je sais que j’ai pris la bonne décision. C’est peut-être ça, la résilience. Toujours être là pour soi, quoi qu’il puisse se passer.

May

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer